Jean Clément et ses cigares Juan Clemente…

Le dépôt de la marque Juan Clémente a eu lieu en France en 1980. En quelques années, Jean Clément s’est imposé comme l’un des meilleurs fabricants de cigares de Saint-Domingue. Et pourtant, rien en apparence ne prédisposait à un tel destin Jean Clément qui est né à Troyes en 1929 et décédé en août 2010 aux Etats-Unis.
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En cherchant bien cependant, on apprend que sa famille est originaire des Riceys, commune Auboise qui produit du Champagne et le seul grand rosé de France.
Son origine explique: l’attachement au terroir, la quête de cru authentique et surtout la science de l’assemblage.
ll s’est expatrié à l’âge de 19 ans. Son père, entrepreneur de constructions décide de partir en Argentine avec toute sa famille. Après de brèves études à Buenos Aires, Jean Clément doit gagner sa vie. Il vend du beurre et de la dinde en boîte: « Au bout de six mois, je me suis aperçu que j’étais un bon vendeur ». Il devient directeur commercial de COINTREAU Argentine et c’est en traquant la contrefaçon qu’il déniche de nouveaux marchés (Paraguay, Chili et Brésil). Mais vers 1962, il décide de travailler pour son propre compte et il se lance dans le commerce de montre et de bijoux.Il fume déjà le cigare et ses goûts biens arrêtés, vont aux tabacs de Saint-Domingue. Il convint Léon Jimenez, alors seule manufacture de tabac Dominicaine , de lui laisser commercialiser ses boutique cigares « LA AURORA », dans les boutiques de luxes Caribéennes. C’est un succès total, et Jean Clément décide de créer sa propre marque. Il cherche un nom pour ses cigares et un ami lui conseille d’hispaniser son patronyme, et la marque Juan Clémente est née.Les premiers cigares apparaîtront en avril 1982 sur le marché français et la production était de 80.000 pièces. Jean Clément décide de produire par lui même et achète sa première récolte en 82/83. Époque bénie ou l’on trouvait facilement des tabacs de 2 ou 3 ans. Il loue un entrepôt à Villa Gonzalez et commence à fabrication d’un cigare avec cinq tabaqueros. En 1986, la production atteint 130.000 cigares.

Aujourd’hui la fabrique est à 5 km du centre de Santiago, compte 108 employés et produit 900.000 pièces par an, dont 300.000 cigares en fagot.
Belle réussite de ce Troyen qui garde la tête froide et qui a accompli un tour de force en imposant non seulement sa marque, mais aussi la façon de la commercialiser à l’échelle planétaire.

Les Modules: L’Obélisco, Le Grand Corona, Corona, Demi-Corona, Panatella, Demi-Tasse, Rothschilds, Churchills, « 530 », L’Espéciales N°2 et Les Clubs sélections N° 1 – 2 – 3 – 4 .

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