La cape du cigare renferme-t-elle ses arômes ?

Les arômes du cigare proviennent de sa cape. Cette hypothèse laisse pourtant certains connaisseurs perplexes. En effet, des rumeurs circulent que près de 75% des arômes du cigare proviennent de sa cape, chose qui est aussitôt réfutée par les amateurs, qui vouent au cigare, une vraie passion. On peut lire sur une interview publiée en ligne de Ralph Montero (vice-président de la marque de cigare et entreprise Alec Bradley), que ce dernier ne nie pas que la cape du cigare influe sur ses arômes, mais dire que 75% de son bouquet provient de sa cape est pourtant pour lui vraiment exagéré. Alors finalement, d’où proviennent les arômes du cigare ?
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Un assemblage précis pour des arômes riches et complexes…

Chaque manufacture préserve le secret de fabrication et d’assemblage de ses propres cigares. Le bouquet aromatique d’un cigare est ce qui fait toute sa noblesse, sa complexité, il est le fruit de sélection plants de tabac, d’une préparation qui se veut artisanale, des étapes de fermentation et de séchage. Finalement comme pour le vin, nous pouvons parler dans le monde du cigare de terroir. En effet la notion de terroir englobe, la localisation des plants, mais également le mode de culture et donc le travail de l’homme sur ces fameux plants. Au début, il s’agit de sélectionner soigneusement les plants pour leur maturité, leur expression, leur richesse aromatique. Bien qu’il s’agisse d’une même variété de plants pour telle ou telle marque, il est important de récolter ces plants dans une même plantation car la qualité d’une récolte diffère d’une plantation à une autre. Ainsi les fabricants savent exactement où recueillir leur matière première afin de confectionner les cigares qui feront de leur marque un porte drapeau.

L’arôme provient de la sélection de plants, de l’assemblage

Prenons pour exemple les fameux cigares « Habanos » à Cuba, la sélection de plants est une étape très importante pour maintenir la qualité de fabrication d’un bon Habano. L’assembleur choisit soigneusement les feuilles de criollo exposées au soleil et les feuilles les plus fines de Corojo. Le mélange des arômes de ces deux plants de tabac fait l’originalité de la saveur d’un bon Habano.

La sélection des feuilles

La cueillette des feuilles est une étape importante qui va déterminer si la récolte va être bonne ou mauvaise et si on peut finalement en faire de bons cigares. La démarche à suivre est plutôt minutieuse pour faire la récolte. En effet, le respect de l’étage foliaire des feuilles sur le plant est important. Les récolteurs commencent ainsi par cueillir celles qui sont plus près de la racine pour monter d’un étage foliaire à l’autre jusqu’au 7ème étage. Les premières récoltes sont les feuilles basses et permettent une combustion facile. Le secret de l’arôme du cigare est gardé bien au milieu par les feuilles moyennes qui retiennent plus de sève et qui sont protégées du soleil. Au sommet, les feuilles exposées au soleil ont une puissance aromatique très intense mais leur vieillissement prend souvent du temps. En effet, il faut compter 9 mois de maturation pour les feuilles basses et les feuilles les plus hautes sont très capricieuses et demandent un processus long de maturation qui est généralement de 5 ans.

Une cape s’enflamme, dégage de la fumée. Certes, la combustion de la cape dégage de la fumée accompagnée d’un bouquet aromatique typé, mais il faut découvrir à l’intérieur la structure qui fait un bon cigare : finalement nous pourront retenir, que ce qui fait un cigare aromatique, riche et noble, est la bonne sélection de feuilles, de la cape, le bon respect de leur étape de vieillissement ainsi que le bon assemblage des feuilles au cours du remplissage.

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